Il y a 165 ans ... Stendhal ...
Il y a 165 ans mourrait Stendhal ! C'était un 23 mars ; le 23 mars 1842 ! De son vrai nom Henri Beyle, il se révolte contre son père et son précepteur (l'abbé Raillane), et devient par la suite athé et jacobin. Il se passionne pour le dessin, le théâtre mais aussi pour les mathématiques. Il lit les grands philosophes et romanciers sentimentaux du XVIIIe siècle.
Engagé dans l'armée de Bonaparte, il découvre l'Italie vers 1800. 1810 est l'année "la plus heureuse" de sa vie. Il se lance dans une vie mondaine et insouciante. Il publie Rome, Naples et Florence (1817) sous le pseudonyme de Stendhal. Ce pseudonyme viendrait peut-être d'un hommage à Johann Joachim Winckelmann, fondateur de l'archéologie moderne, né à Stendal en Allemagne. Il publie aussi De l'amour (1822), défendant dans le même temps Racine et Shakespear, puis Armance (1827) et Le Rouge et le Noir (1830). Cependant, au cours de ces années, il connait une certaine pauvreté, toutefois relative, et peu de succès littéraire.
Il a aussi publié Mémoires d'un touriste (1838), (1839) La Chartreuse de Parme (1839) et l'Abbesse de Castro (1839). Ses oeuvres reflètent une sensibilité esthétique intense. Il affiche peu d'indulgence pour les moeurs de son temps, ne les condamnant cependant pas ouvertement. Ses personnages incarnent une même attitude devant la vie, que l'on peut qualifier par un mot-concept, "le beylisme". Comme leur auteur, ils marchent droit au but. Son récit s'inspire souvent de faits authentiques ; il choisit délibéremment de retranscrir le réalisme psychologique, et a souvent recours à un style plutôt incisif et dépouillé.
Le Rouge et le Noir était qualifié par Goethe comme étant "le meilleur ouvrage de Stendhal".
"Julien n'était pas la seule personne dont le coeur fût troublé par son arrivée dans cette maison. L'extrême timidité de Mme de Rênal était déconcertée par l'idée de cet étranger, qui, d'après ses fonctions, allait constamment se trouver entre elle et ses enfants. Elle était accoutumée à avoir ses fils couchés dans sa chambre. Le matin, bien des larmes avaient coulé quand elle avait vu transporter leurs petits lits dans l'appartement destiné au précepteur. Ce fut en vain qu'elle demanda à son mari que le lit de Stanislas-Xavier, le plus jeune, fût reporté dans sa chambre.
La délicatesse de femme était poussée à un point excessif chez Mme de Rênal. Elle se faisait l'image la plus désagréable d'un être grossier et mal peigné, chargé de gronder ses enfants, uniquement parce qu'il savait le latin, un langage barbare pour lequel on fouetterait ses fils."
Stendhal, Le Rouge et le Noir, Folio, 1977, p.49.
Voilà, j'espère vous avoir donné envie de lire ce roman, et même, qui sait, toute la production littéraire de Stendhal ; ).

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